Reconnaissance vocale aux urgences : retours d’expériences

Quel est le point commun entre le CHU de Nantes, l'Hôpital Européen à Marseille et le Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph ? Tous ont mis à disposition des médecins aux Urgences, la reconnaissance vocale directe de Nuance et ont obtenu des résultats positifs.
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Reconnaissance vocale aux urgences

Reconnaissance vocale aux Urgences : on peut penser que les urgences ne seront pas les premiers services sur la liste des projets de mise à disposition de cette technologie. Cependant, malgré un environnement bruyant et un rythme soutenu, les médecins aux urgences obtiennent d’excellent résultats avec la reconnaissance vocale. Quelques exemples avec des services d’urgences utilisateurs de Dragon Medical Direct.

La reconnaissance vocale aux urgences permet de gagner entre 30% et 50% de temps sur la rédaction du dossier patient

Au Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, les comptes rendus sont envoyés aux médecins adresseurs avant même que le patient ne sorte de l’établissement. « Chez nous, même les infirmiers d’accueil au triage des Urgences utilisent la reconnaissance vocale. Car ils sont très challengés sur le temps de passage », explique le Dr Ganancia, responsable des Urgences. « Pour les médecins, le défi est dans l’usage du DPI. Il y a de nombreuses cases à cocher, des champs à remplir dans le DPI. Alors, on associe souris et reconnaissance vocale pour gagner du temps, et c’est très satisfaisant. »

La reconnaissance vocale aux urgences contribue à l’absorption des pics d’activité

A l’l’Hôpital Européen à Marseille, la reconnaissance vocale aux urgences a permis de réduire de 25% le temps de prise en charge des patients. Un marqueur clé pour ces services qui se comparent au niveau national. « Aujourd’hui, on commence à ressentir la surcharge à partir de 140 patients (ndlr contre 110 patients auparavant). La reconnaissance vocale nous permet d’absorber les pics d’activité. Et ce, sans faire appel à des ressources additionnelles », explique le Dr Aymeric Vasseur, médecin urgentiste et coordinateur du service.

La reconnaissance vocale aux urgences favorise la complétude et la précision des dossiers patients

Avec la reconnaissance vocale, les dossiers patients sont vraiment complétés. Les médecins y apportent plus de précisions. Ce n’était pas forcément le cas avec la saisie au clavier. La reconnaissance vocale induit aussi plus de détails dans les descriptions. «(…) et plutôt que de saisir des abréviations pas toujours lisibles, nous faisons cette fois des phrases », avoue le Dr Goffinet, praticien hospitalier et référent médical du soin non programmé au sein du comité utilisateur de la transformation clinique au CHU de Nantes.

Renseigner de manière complète les informations médicales dans le dossier patient

Cette tâche incombe donc bien évidemment à chaque médecin. Que ce soit aux urgences ou dans les autres services. Et cela jusqu’à la sortie d’hospitalisation du patient avec sa lettre de liaison.  Les résultats 2018 des indicateurs de qualité et de sécurité des soins de la Haute Autorité de Santé (HAS) ont été rendus publics le 10 décembre 2018. La HAS y pointe des mauvais résultats. En effet, les lettres de liaison remises aux patients en sortie d’hospitalisation sont majoritairement incomplètes. D’ailleurs, seuls 37 % s’en voient remettre un exemplaire. Et dans 70% des cas, ces comptes rendus ne précisent pas le nom des médicaments administrés. Pourtant, il s’agit d’une information fondamentale. Car elle permet de garantir une coordination efficace entre les professionnels et sécuriser le suivi du patient.

Sources:

L'impact de la reconnaissance vocale sur les services d'urgences

Ce ePaper met en lumière une enquête anglaise et trois retours d'expérience de services d'urgences en France. Les résultats obtenus par les utilisateurs démontrent tout l'intérêt de mettre la reconnaissance vocale à disposition des urgentistes.

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À propos Sandra Logut

Sandra Logut a développé son expertise e-santé depuis plus de 10 ans, notamment auprès d’un éditeur de systèmes d’information santé (#SIH #DPI #RIS #PACS #LIS) en France et au Benelux, puis en exerçant comme consultante pour accompagner les stratégies e-santé des entreprises et des start-up. A titre personnel, Sandra est membre de l’APSSIS, une association qui œuvre pour la sécurité des systèmes d’information de santé.