Efficience à l’hôpital : un guide pour les directions

Parmi les premiers processus qu’il est possible de rendre rapidement plus efficace, on trouve la production documentaire clinique. Comment procéder ? Nous vous livrons quelques bonnes pratiques et témoignages d’établissements de santé, à retrouver dans notre nouveau Guide à l’usage des directions hospitalières.
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Recherche d’efficience à l’hôpital, le guide pour les directions

La collaboration est essentielle entre directions générales, informatiques et médicales au sein des établissements de santé pour améliorer les processus actuellement insuffisamment performants. Parmi les premiers flux de travail concernés, la production documentaire clinique, dont le modèle le plus répandu, basé sur le duo médecin et secrétaire, ne démontre pas sa capacité à répondre aux enjeux de disponibilité immédiate de l’information médicale dans le cadre d’un parcours de soins sans rupture.

La reconnaissance vocale fait partie des outils numériques innovants capables de générer des gains d’efficience. Outre les bénéfices en termes de productivité, elle influe positivement sur la satisfaction des patients, le confort de travail des médecins et les budgets RH.

Pour les établissements de santé, la reconnaissance vocale médicale doit ainsi être envisagée comme un outil d’optimisation, un levier d’efficience à plusieurs niveaux :

1. Rentabiliser les investissements dans le DPI

Coupler la reconnaissance vocale médicale au Dossier Patient Informatisé favorise et accélère l’adoption du DPI souvent jugé complexe et chronophage par les médecins. Par exemple, au CHU de Nantes, les médecins tirent parti de la reconnaissance vocale au curseur pour compléter plus facilement, plus rapidement et de manière plus complète le dossier patient informatisé Millenium de Cerner.

2. Conformité avec la loi sur la lettre de liaison

Les établissements, utilisant la reconnaissance vocale au curseur, ont amélioré significativement leur performance dans la production et la remise des lettres de liaison. lls ont atteint ou sont sur la trajectoire des objectifs de conformité à la loi sur les lettres de liaison. Au CHU de Nantes, 50% des lettres de liaison sont remises à 0-jour et 80% à l’Hôpital Saint-Joseph à Paris.

3. Efficience médicale

A l’Hôpital Européen à Marseille, le service des urgences a réduit d’un quart le temps de prise en charge des patients. La reconnaissance vocale permet de capturer rapidement, facilement et précisément les informations cliniques nécessaires à la prise en charge et au suivi. Avec 105 patients par jour, les 11 médecins du service étaient rapidement débordés avec 110 patients. Aujourd’hui, ils sont en mesure de traiter 140 patients sans personnel additionnel.

4. Meilleur confort de travail pour les médecins et satisfaction patient

Les professionnels de santé qui ont transformé leur pratique en utilisant la reconnaissance vocale sont unanimes sur les bénéfices : un plus grand confort de travail, du temps médical de qualité, des consultations qui terminent à l’heure pour la plus grande satisfaction des patients, les notes et données patients plus précisément saisies dans les dossiers patients informatisés.

5. Maîtrise des budgets

Gagner ne serait-ce que 30mn par jour et par médecin, permettrait à un établissement* de réaliser une économie de 9 000 euros. Avec la reconnaissance vocale, les médecins gagnent entre 30 à 90 minutes par jour. Ils peuvent ainsi terminer leurs consultations à l’heure, voir plus de patients ou passer plus de temps avec eux. Et c’est sans compter le bénéfice pour le DIM qui dispose d’une information médicale plus précise, plus complète dès le départ.

*source « Les défis de la documentation médicale en France » – Les Echos Etudes/Nuance – Octobre 2016

Sources:

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À propos Sandra Logut

Sandra Logut a développé son expertise e-santé depuis plus de 10 ans, notamment auprès d’un éditeur de systèmes d’information santé (#SIH #DPI #RIS #PACS #LIS) en France et au Benelux, puis en exerçant comme consultante pour accompagner les stratégies e-santé des entreprises et des start-up. A titre personnel, Sandra est membre de l’APSSIS, une association qui œuvre pour la sécurité des systèmes d’information de santé.